vielles éponges et macaroni

27 janvier 2012

bye bye Angélique

chien à mèmère

dans un étroit couloir, au bout d'une mare de boue, où debout dans un bar, à bout, asseyez-vous, à boire! donnez vos sous. Sous le parapluie noir d'une femme inconnue, saoul comme un entonnoir, vous tombez sur le cul. Dans cet épais brouillard, état post-éthyllique, un mot sur le placard, signé par Angélique, avait-elle les yeux noirs? c'est trop patathétique.Au feux tout ce bazard, un falzar tu rappliques, au bar direct boire, un café en terasse, t'as trente ans bien tassé, l'ennui le temps qui passe, te nuit dans cette impasse,tu te sent dépassé.Mais demain se dessine, et pour te sentir mieux, tu t'achettes un baux jean, et laisse trainer tes yeux, sur les filles qui passent, clapotant des talons, installé en terrasse, tu salues leurs jupons.

Posté par mmemme à 14:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


14 janvier 2012

samba triste

regarde à la fenêtre le ciel blanc.Est-ce un jour triste?

suffit-il d'écouter de la samba pour que tout paraisse ensoleillé.

 

Posté par mmemme à 14:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
12 janvier 2012

les yeux d'aciers d'un cowboy au sourire tordu

je porte un toast à l'innattendu, je lève mon verre et je bois à ce jenesaisquoi qui fait que demain est toujours différent, absurde, beau et cruel.

La vie dans les yeux d'acier d'un cowboy au sourire tordu, le phantasme d'une vie d'aventure fouetté par le vent glacé d'une contrée lointaine,mirages! divaguations! littérature, vie fictive,romancée innaccessible.Cinéma.

loin du réél, j'ai vécu l'aventure hallucinante de la perte de la perception commune, le monde n'était pas tel que je l'avais rêvé, j'en ai inconsciemment transformé ma perception pour qu'il le soit. 

malheureusement je ne peut pas agir sur la perception universelle que chacun à du monde et qui le fait tel qu'il est, qui nous permet d'être ensemble de communiquer et de s'aimer, alors j'ai choisis car j'ai avant tout besoin des autres.

Ce matin les pavillons de banlieue muets était envahit par la brume et la rosée ornait jusqu'à la plus petite des fleurs du parc parsemé de crottes de chien qui est en bas de chez moi, alors rien est impossible. Murmurer ton nom quand tu n'es pas là,écouter des mélodies tristes, savoir qu'un jour des reptiles monstrueux ont été anéantis sans même en avoir un soupçon de conscience, savoir que notre espèce  aura  le même sort mais s'imagine désespérément qu'elle l'anticipera,

Posté par mmemme à 21:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
27 décembre 2011

élucubrations

tu ne sais pas.

quelque soit la question, la réponse est la même.

tu ne sais pas.

tu ne sais même pas ce que tu aimerais savoir, mais tu as soif de savoir.

tout est mouvant, les certitudes se font rares. Les accès à la connaissance n'ont jamais été plus aisées, en un clic tu découvres une information, en un deuxième clic tu découvres son contraire et tout s'annule tu ne sais plus rien, tu meuble ton ennui et tu ne construis rien. 

discrètement l'experience concrète et materielle du vivant s'atténue.

si je continue sur cette lancée je vais écrire un roman de science-fiction où l'homme deviendrais pur esprit, pourquoi pas après-tout.

 

Posté par mmemme à 14:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
14 juin 2011

tartare

un jour j'ai ingurgité un steak tartare et j'ai vomis.Mais j'aime ça...le tartare.Parait que les mongols mettais des pièces de viandes crues sous leur selle pour l'attendrir et que le nom vient de cette anecdote.

Posté par mmemme à 00:25 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




28 mai 2011

bye! bye!

comme horizon, des pavillons de banlieues à perte de vue, des jardins impecables, des toits oranges, des chats tranquiles et gras, fuck off! je m'emmerde.

bye! bye! les partouzes.

bye! bye! les nuits sous lsd.

bye! bye!l les nuits à lire des romans sordides,à s'enfammer pour une phrase un mot étincelle.

bye! bye! l'imbécile éxhubérance, tout se finit au sanibroyeur... et maintenant?

des mots dans un océan bordélique d'information. Une pitoyable nécessité d'insoumission, sans but, sans raison, juste génétique peut être. Et pourtant la flippe de tout, d'un piéton à 3 mètres de moi, agresseur potentiel, d'un chien miniature sans laisse... c'est pas moi qu'on verras enchainée devant une centrale nucléaire, pas plus que le poing levé dans des manifs anti capitalistes, j'aime pas la foule, j'aime pas la conviction,la foi en une cause, rien ne me parait digne d'ouvrir sa geule je suis peut être simplement lâche. Avant je lisais, la puissance de la littérature m'arrachais à mon marasme quotidien, parfois encore je ris d'une poèsie d'Allen Ginsberg,parfois... il ya 6 mois au moins. J'aimerais retrouver le parfum ,l'excitation du vivant, un air frais et vivifiant réel.

 

Posté par mmemme à 17:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
27 mai 2011

Tout le monde est content

Dans un palais rose électrique, je tire sur ma cigarette électronique. Deux alligators à mes pieds chaussés de mules à plumes, princesse d'un clip disco,les yeux alourdis de faux cils disproportionnés je prend la pose face à un photographe fantôme. Un petit mouvement régulier du buste fait balloter mes seins synthétiques ,mes doigts caressent le clavier d'un synthétiseur analogique produisant des bips montants comme des bulles de champagnes. La voix outrageusement trafiquée par un vocodeur j'entame un refrain indéchiffrable. Je chante l'apocalypse explosive, la fin dans l'orgie,la fête la jouissance et l'amour. Des obèses en bas résilles exécutent une chorégraphie déchainée,une foule métissée:papou peint de la tête aux pieds,pompier,héroine de bollywood,golden boy à cravate,sniffeur de colle des rues du caire, alsacienne à coiffe... le plus gros bordel de style de couleur humain du monde danse ensemble scomposant une pub géante de bennetton... et tout le monde est content.

 

Posté par mmemme à 20:46 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
08 février 2011

du ciel bleu en hiver

statue pornographique démesurée dans un jardin de roses,des nains voyeurs parsemés dans la pelouse,trois chaises en plastique abandonnées je me dirige sur l'une pour m'assoir lourdement et regarder les nains en céramique mal peint.Je me plonge dans une réflexion stérile sur les finitions industrielles des objets fabriqués à la chaine. Une piscine bachée où des feuilles mortes se décomposent tranquilement,du ciel bleu en hiver.

Posté par mmemme à 13:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
03 février 2011

heroine mécanique

assise sur mon affreux siège ikea ,il n'y a pas de quoi rire! Bulle grise de glue  : blues.

estomac bipède, animal sans instinct, playmobil mou, vache maigre sans lait, ravissante machine à vapeur aux ongles longs.

je taquine l'ennui.

je trafique ,j'ergote, je grille une clope et j'écrase, j'appelle au téléphone, devisant sur le mou, variant mes complaintes hivernales pour un interlocuteur lointain. Tout chatouille voir m'irrite et l'amour est sur pilote automatique.  Heroine mécanique d'un espace réduit: 45 mètres carrés, j'effectue des tentatives de projection miraculeuse dans l'avenir.

Posté par mmemme à 18:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
17 janvier 2011

coiffure choucroûte

affublée d'une coiffure idiote composée de multiples mèches bouclées façon choucroute ,je montais dans le taxi qui m'emportais chez ma psychââââtreueueue.

"comment allez vous?

-bien"

bien voilà je vais bien,je suis une ignoble glandeuse mais je vais bien. Je dodeline de la tête au rythme  d'une chanson de Bowie. 

Posté par mmemme à 19:56 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]